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L’apprentissage chez CEMA

Chez Cema Technologies, Pierre, outilleur, a trouvé sa voie. Il fabrique des moules haute définition pour l’industrie pharmaceutique. Il nous raconte son parcours, son quotidien et le plaisir qu’il ressent quand il a fini un moule en acier, parfaitement usiné, brillant, précis au micron près.

Pour la Semaine de l’industrie, découvrez des témoignages de jeunes qui ont trouvé leur voie dans ce secteur plein d’avenir.

Peux-tu m’expliquer ce que tu fais chez Cema Technologies ?

L’entreprise fabrique des moules, en acier, à injection plastique pour les produits pharmaceutiques. J’ai eu l’occasion de participer aux quatre phases de la production : l’ajustage, l’usinage, l’érosion électrique et la rectification cylindrique. Ce sont des techniques différentes pour enlever de la matière. J’ai choisi de me perfectionner dans l’érosion électrique qui permet un travail de très grande précision.

Qu’est-ce qui te plait  dans cette activité ?

Je ressens vraiment un grand plaisir quand j’ai terminé une pièce, quand j’ai réussi à respecter les mesures au micron près, quand je vois la brillance du métal après un usinage. Par ailleurs, il y a beaucoup de diversité dans mon travail, beaucoup de choses à apprendre aussi… Construire un moule demande de la réflexion : il y a des formes complexes à réaliser, des astuces à trouver. C’est à chaque fois un défi. Et puis, on est dans un univers technologique qui évolue, on travaille sur des logiciels, sur de la programmation de machines.  Enfin, je n’ai plus du tout de problèmes de dos ! Nous avons beaucoup de matériel pour porter les charges lourdes.

Selon toi, quelles sont les bonnes raisons de choisir de travailler dans l’industrie ?

Premièrement, on trouve facilement du travail après son diplôme. Cela veut dire qu’on a la liberté de choisir son entreprise, l’endroit où l’on veut vivre, ou son secteur d’activité. Ensuite, il faut savoir que l’environnement a complètement changé. Il ne faut pas garder l’idée qu’on rentre du travail sale et usé.

Agence Galilée pour la DGE

Pour ma part, je fais un travail minutieux, propre, dans des conditions de sécurité excellentes, et même avec la climatisation pour assurer la précision des pièces. C’est également un monde qui évolue vers toujours plus de technologie et d’informatique. Dans la réalité, on est loin des clichés sur le travail répétitif, sur une chaine. D’ailleurs, c’est un peu particulier dans mon entreprise car les salariés bénéficient, en plus, d’une grande confiance et d’une grande liberté dans l’organisation de leur travail.

Qu’est-ce que tu dirais à un jeune qui se pose des questions sur son orientation ?

Agence Galilée pour la DGE

Aujourd’hui, je suis en alternance. Je vis avec mon salaire d’apprenti. J’envisage de poursuivre mes études avec un BTS CPRP (Conception des processus de réalisation de produit) pour pouvoir également travailler en bureau d’étude, dessiner des pièces ou, plus tard, devenir chef d’atelier. Je suis lancé. Mais je n’oublie pas que j’étais un peu perdu, sans solution, à une période de ma vie, et je pense aux plus jeunes qui sont dans cette situation. Il faut qu’ils sachent que, dans l’industrie, il y a des entreprises qui recrutent, des formations, des métiers variés. Il reste juste à choisir. En bref, dans l’industrie, c’est toi qui fais ton avenir.